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N°30 // Octobre 2015

ALGERIE

La crise oubliée : 40 ans de conflit pour les réfugiés sahraouis

Contexte 

Algérie
  Vue du camp de Laayoune
  Photo : Boussad BELKHELFA / TGH ©

L'année 2015 marque les 40 ans de la crise sahraouie. L'ensemble de la population réfugiée vit toujours dans des camps répartis autour de la ville de Tindouf, où l'aide internationale reste indispensable pour avoir accès aux services essentiels (accès à l'eau, assainissement, hygiène, alimentation/nutrition, soins de santé, soutien aux personnes vulnérables...).

Grâce au soutien de la Commission Européenne (DG ECHO) et du Haut Commissariat aux Réfugiés (UNHCR), Triangle Génération Humanitaire intervient depuis 2000 à travers la mise en place de projets destinés à soutenir les populations sahraouies réfugiées au sud-ouest de l'Algérie sur différents secteurs d'intervention : handicap, santé, hygiène, logistique et transports.

Soutien aux réfugiés

Algérie
  Distribution de matériel de mobilité
  Photo : Laura ZARRAGOZA / TGH ©

En mai 2015, TGH a achevé le programme « Assistance aux réfugiés sahraouis vulnérables vivant dans les camps au sud de Tindouf » financé par la DG ECHO. La construction d'un nouvel atelier mécanique à Rabouni a commencé cette année, et permettra à terme une meilleure prise en charge des véhicules dédiés à l'aide humanitaire. La distribution de produits de mobilité a permis d'améliorer le confort et l'autonomie de 1068 personnes en situation de handicap vivant dans les camps de Smara et Dakhla.

Au-delà d'une assistance humanitaire directe, TGH, en partenariat avec le Ministère des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme (MASPF), a complété une session de formation à destination des assistantes sociales travaillant avec les personnes handicapées afin de renforcer leurs compétences.

Durant cette même période, une étude a été menée pour mesurer l'impact des actions menées par TGH dans le cadre de l'intégration socioéconomique des personnes handicapées dans la vie quotidienne, afin de proposer rapidement des solutions pour autonomiser davantage les personnes en situation de handicap.

Algérie

Formation des assistantes sociales
Photo : Laura ZARRAGOZA /TGH ©

Algérie

Distribution de kits hygiène
Photo : Nadjet SAIDANI / TGH ©

Grâce au soutien renouvelé de la DG ECHO et du HCR, TGH poursuit ses programmes d'assistance aux réfugiés sahraouis en 2015-2016. Dans le cadre du consortium des ONG travaillant sur les camps sahraouis, et à l'occasion des 40 ans du déplacement de la population, une exposition photo sera organisée à Lyon en fin d'année pour rappeler les conséquences humanitaires de la situation de refuge durant toutes ces années, dans des conditions de vie extrêmes et dans un contexte d'attente et de dépendance à l'aide internationale.

BIRMANIE

Contexte

Birmanie
  Rizière en terrasse de Thi Coeng
  Photo: Damien BIRONNEAU / TGH ©

La Birmanie, aussi appelé Myanmar, bien que doté d'importantes ressources naturelles, est aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres d'Asie du Sud-Est. Les réformes politiques et économiques qui s'enchainent depuis la prise de fonction du président Thein Sein en mars 2011 ont engagé le pays dans une phase de transition rapide, où les progrès pour les classes les plus pauvres de la population restent peu visibles. Les infrastructures sanitaires, ainsi que les services sociaux, de santé et d'éducation demeurent bien en deçà des besoins, en particulier pour les minorités ethniques vivant dans les régions proches des frontières, longtemps négligées par le gouvernement central. La Birmanie présente une très grande diversité ethnique, avec de profonds déséquilibres entre la plaine centrale (peuplée par la majorité bamar) et les zones frontalières négligées par le pouvoir central pendant des décennies, où vivent les minorités. Le développement socioéconomique de ces régions est un objectif extrêmement important pour lequel TGH met en œuvre des programmes depuis 2007.

Développement de la culture du konjac

Au cours des trois derniers mois, TGH a poursuivi les actions liées au développement de la production du konjac dans l'Etat Chin. Le konjac est très recherché dans les pays d'Asie pour ses vertues thérapeutiques, et l'appui de TGH permet aux agriculteurs de Matupi d'améliorer le rendement et le processus de distribution.

Le second volet du programme concerne la préparation des villageois aux désastres naturels. Le canton de Matupi est régulièrement victime de catastrophes naturelles, et l'équipe de TGH prépare les populations à ces changements. Dans un premier temps, les villageois ont répertorié les zones sensibles et les espaces à protéger. Ils définiront par la suite des plans d'actions préventives pour réagir au mieux face aux dommages naturels.

Amélioration de la production rizicole

Birmanie
  Travail de labourage dans une rizière
  Photo: Damien BIRONNEAU / TGH ©

TGH a lancé les activités du nouveau programme de sécurité alimentaire auprès des populations vulnérables de Matupi en juillet dernier. Dans ces villages enclavés, la population fait face à une diminution chronique de la production alimentaire. La production de riz, principale denrée cultivée et consommée dans la zone, ne permet pas de couvrir pleinement les besoins des familles. Les agriculteurs n'ont pas les capacités d'investissement pour acquérir de nouvelles terres et répondre à la demande locale. Dernièrement, des invasions de rongeurs et de fortes pluies ont causé des dégâts importants sur les parcelles cultivées qui ont dû être abandonnées faute de moyens financiers pour réhabiliter les infrastructures (canaux d'irrigation, terrassement).

La priorité identifiée par les équipes de TGH est donc l'augmentation de la production de riz des familles vulnérables en vue d'améliorer la sécurité alimentaire et les capacités de résilience des populations. Il se décomposera en 3 activités :

  1. La réhabilitation des infrastructures d'irrigation des rizières pour permettre la remise en culture des surfaces laissées à l'abandon et l'augmentation des capacités de production des agriculteurs.

  2. La fourniture d'équipements mécaniques aux agriculteurs afin d'améliorer les rendements en riz de la zone.

  3. Le soutien des villageois dans la protection des récoltes contre les dommages causés par les animaux domestiques ou sauvages (piétinement, pâture, fragilisation de digues). Les parcelles de riz ciblées par le projet se trouvent à proximité de zones forestières où vivent des animaux sauvages qui endommagent les parcelles, l'installation de clôtures autour des terres cultivées permettra de réduire les pertes causées.

COREE DU NORD

Contexte

Le pays a célébré, le 8 juillet dernier, la date anniversaire de la mort de Kim Il-sung, fondateur de la République Populaire Démocratique de Corée (1948). Autre événement important, le pays a décidé, à l'occasion du 70e anniversaire de la libération de la péninsule coréenne du règne japonais (1910-1945), d'adopter une nouvelle heure, dite « heure de Pyongyang », afin de changer une mesure du temps qui avait été adoptée sous l'occupation japonaise. Depuis le 15 août 2015, il est désormais GMT + 8 h 30 en Corée du Nord, soit 30 minutes plus tôt qu'en Corée du Sud et qu'au Japon voisins (GMT + 9).

Adduction d'eau, infrastructures sanitaires et promotion de l'hygiène

Grâce à un nouveau financement d'Oxfam Hong Kong, TGH poursuit son action pour l'amélioration de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement de 5 des 10 districts de la ville de Sohung, dans la continuation des programmes financés par l'Agence suédoise de coopération internationale (SIDA) et Oxfam Hong Kong entre 2012 et fin 2014.

Amélioration des conditions de vie des personnes âgées

TGH continue d'intervenir pour l'amélioration de la situation des personnes âgées vivant dans les maisons de retraites par le biais de différentes actions complémentaires, grâce au financement de l'Union Européenne (EuropeAid). L'équipe de TGH à Pyongyang accueillera très bientôt une nouvelle employée pour le suivi de son programme «  Renforcer la société civile pour une meilleure prise en charge des personnes âgées en Corée du nord ».

Amélioration de la production piscicole

Corée du nord

Localisation du projet piscicole de TGH
Photo : TGH ©

TGH vient récemment de terminer la première phase de son programme multi-annuel (48 mois) de développement agricole piscicole, « Amélioration de l'alimentation des enfants en enrichissant l'apport en protéines animales », financé par l'Union Européenne (EuropeAid - Direction Générale pour le développement et la coopération de la Commission Européenne). Les projets multi-annuels financés par EuropeAid permettent aux partenaires qui les mettent en œuvre de disposer durant les 6 premiers mois de la possibilité d'affiner le programme au travers de nouvelles évaluations ou de rencontres avec les partenaires, afin d'obtenir une meilleure adéquation entre terrain, réalité et proposition d'intervention, et de mieux définir les objectifs poursuivis, les résultats attendus et les activités développées. Un expert de l'ONG française APDRA Pisciculture paysanne avec laquelle TGH a déjà travaillé a appuyé le Chef de Projet Pisciculture pendant cette phase.

Corée du nord
  Récolte d'alevins dans l'étang d'Onchon - 2015
  Photo : TGH ©

Les 6 derniers mois ont donc permis de renforcer et d'améliorer le projet piscicole destiné à améliorer la condition des enfants pris en charge dans les institutions sociales nord-coréennes quant à leur consommation en protéines. Ces enfants reçoivent en effet souvent de faibles rations alimentaires quotidiennes dans le cadre d'une alimentation déséquilibrée, engendrant des séquelles physiques et cognitives conséquentes. Le programme doit également encourager de meilleures pratiques au niveau des institutions pour combler sur le long terme les carences nutritionnelles de l'alimentation des enfants nord-coréens. L'action cible les coopératives piscicoles de Ryongchon et Onchon dans les provinces de Pyongan-Bukto (nord) et Pyongan-Nambo (sud). Le ministère de l'Aquaculture sera impliqué dans le programme afin que le système de production puisse se répliquer dans d'autres structures du pays.

KURDISTAN IRAKIEN

L'éducation en situation d'urgence

Contexte

Kurdistan
  La visite de Christos Stylianides, Commissaire Européen
  pour l’aide humanitaire et la gestion des crises,
  au centre éducatif de Daratoo.
  Photo: EU Humanitarian Aid ©

La crise au Moyen-Orient se révèle extrêmement complexe. Depuis 2011, la guerre en Syrie a poussé plus de 4 millions de personnes à fuir le pays pour trouver refuge dans les pays voisins (Irak, Liban, Turquie et Jordanie¹). Pendant l'été 2014, la crise s'est étendue à l'Irak avec les combats opposant les combattants de l'Etat islamique aux forces armées irakiennes et kurdes. La prise de la ville de Mossoul par l'Etat islamique en juin 2014 a entrainé des déplacements massifs de population vers la région autonome du Kurdistan. Dans les mois qui ont suivi, la situation sécuritaire s'est considérablement aggravée. Environ 3 millions d'irakiens sont actuellement déplacés au sein de leur pays, s'ajoutant aux 249 000 syriens ayant trouvé refuge sur le territoire(²). L'aide humanitaire peine à faire face aux besoins croissants de ces populations dont les conditions de vie deviennent de plus en plus précaires. Aujourd'hui, la situation géopolitique au Moyen-Orient est d'une telle complexité qu'un retour à la paix semble peu probable dans les mois à venir, et la crise semble s'inscrire dans la durée.

Dans ce contexte, l'accès à l'éducation des enfants est une problématique difficile pour les familles irakiennes et syriennes. L'aide humanitaire s'est principalement concentrée dans les camps, et les familles installées en zones urbaines ont peu accès aux services permettant de répondre à leurs besoins essentiels. En termes d'éducation, les écoles du Kurdistan irakien sont souvent surchargées et ne parviennent pas à faire face à l'afflux massif d'enfants syriens et irakiens. Certaines familles n'ont pas les moyens d'envoyer leurs enfants à l'école et de payer les frais liés à la scolarité (bus, uniformes, fournitures scolaires). D'autres contraintes comme la barrière de la langue pèsent également sur l'accès à l'éducation des enfants irakiens et syriens arabophones, plus particulièrement pour leur intégration dans les écoles de la région autonome du Kurdistan où la langue pratiquée est le kurde.

Pourtant, les besoins en termes d'éducation et de soutien psychosocial sont bel et bien présents. Dans un contexte de crise, l'éducation reste primordiale pour améliorer le bien-être des enfants et pour leur permettre de se développer. C'est un besoin qui est régulièrement exprimé par les familles pour lesquelles se projeter dans le futur est une nécessité, même dans l'urgence. Les enfants irakiens et syriens sont souvent traumatisés par les évènements qu'ils ont vécus (déplacements forcés, violences) et il est essentiel pour leur bien-être qu'ils puissent s'exprimer et qu'ils soient pris en charge par des professionnels. Sans accès à une éducation et à un soutien psychosocial adapté, ces enfants pourraient devenir une génération perdue…

Le projet Children of Peace

Kurdistan
  Christos Stylianides avec Hur, 12 ans, qui a fui
  les combats de la ville de Mossoul et
  étudie maintenant au centre éducatif de Daratoo.
  Photo: EU Humanitarian Aid ©

Le programme éducatif mené par TGH à Daratoo au Kurdistan irakien qui s'est terminé en mai 2015 a permis de redonner un accès à l'éducation à 286 enfants réfugiés syriens. Le centre a accueilli des enfants âgés de 6 à 11 ans pour leur proposer des cours, ainsi qu'un soutien psychologique et des activités récréatives pendant 18 mois.

Cette année et pour la seconde fois, TGH a été soutenu par la Direction Générale de l'aide humanitaire et de la protection civile de la Commission Européenne (ECHO) à travers le fonds « les enfants de la paix » provenant de l'argent du Prix Nobel de la paix attribué à l'Union Européenne en 2012. Le programme actuel, commencé en juin 2015, s'inscrit dans la continuité du précédent et repose sur l'expérience de TGH en matière d'éducation au Kurdistan irakien.

Le centre a ouvert le 11 juillet dernier et l'équipe de TGH a reçu la visite du Commissaire Européen pour l'aide humanitaire et la gestion des crises le 26 juillet 2015.
En partenariat avec l'ONG syrienne JORD (Judy Organization for Relief and Development), TGH a pris en compte le changement de contexte en Irak pour intégrer les enfants déplacés irakiens en plus des réfugiés syriens dans le projet éducatif mené au centre de Daratoo. Au total, le programme cible 4 840 enfants.

Kurdistan
  Christos Stylianides et l'équipe du centre
  éducatif de Daratoo
  Photo: EU Humanitarian Aid©

Pendant l'année scolaire, le centre éducatif de Daratoo accueille 390 réfugiés syriens âgés de 6 à 11 ans qui suivent des cours d'Arabe, de Kurde, de Mathématiques, de Physique, de Sciences et d'Anglais. 300 adolescents irakiens âgés de 12 à 17 ans prennent des cours de rattrapage le soir pendant l'année scolaire, et des cours intensifs l'été.

Dans son approche éducative, TGH considère que le soutien scolaire n'est pas suffisant pour aider les enfants à surmonter les traumatismes de la guerre. Au sein du centre éducatif de Daratoo, une équipe de psychologues est présente en permanence pour assurer les soins et le suivi des enfants qui peuvent participer à des séances individuelles ou de groupe (jeux de rôle, art thérapie, théâtre). Afin d'améliorer le bien-être des élèves, l'équipe de TGH leur fait découvrir de nouvelles disciplines (musique/chant, peinture, art, danse, théâtre, sport) et organise des sorties extrascolaires (pique-nique, braderie de livres). TGH organisera une grande campagne de sensibilisation pour la journée internationale des Droits de l'Enfant, le 20 novembre 2015, au cours de laquelle plus de 3,200 dépliants sur la protection de l'enfance seront distribués aux familles de Daratoo.

LAOS

Contexte

Le Laos est un pays d'Asie du sud-est caractérisé par une grande pauvreté, notamment dans les zones rurales enclavées dans les montagnes. L'accès aux villes et aux services essentiels est faible et irrégulier, les pluies des mois de septembre et octobre entravant de nombreuses pistes rurales. L'Etat laotien cherche à atténuer les disparités entre les zones urbaines et les campagnes, mais les provinces reculées restent malgré tout en marge du développement du pays.

La zone ciblée par l'action de TGH est située dans la province de Khammouane au centre du Laos, dans le district de Bualapha (29 000 habitants) situé le long de la frontière vietnamienne et traversé par la « piste Ho Chi Minh », utilisée par le Viet Cong pour ravitailler les miliciens du sud lors de la guerre du Vietnam. De nombreuses munitions non explosées sont encore présentes dans la zone, mettant en danger les populations sur place. Le climat tropical de mousson de la région implique une forte période de pluies, de juin à novembre, provoquant des inondations régulières. Les intempéries aggravent le mauvais état des routes et rendent l'accès au district de Bualapha très difficile.

Les interventions du gouvernement laotien ont permis des progrès significatifs dans le domaine de l'accès à l'eau et à des services sanitaires pour les populations urbaines de la province de Khammouane, mais la situation dans les zones rurales est encore très préoccupante.

Irrigation et accès à l'eau

Laos
 Les villageois de Na Kheu
 participants au chantier
 Photo : Margot PETITPIERRE / TGH©

En juin, TGH a achevé un programme d'irrigation dans la province de Khammouane afin de soutenir les populations agricoles de la zone. L'objectif était de mettre en place un système d'irrigation et de renforcer les capacités techniques opérationnelles des autorités locales en la matière.

La construction de 1000 mètres de canaux a été réalisée en partenariat avec une entreprise locale. TGH a ensuite fait appel aux villageois pour organiser le creusement de 200 mètres de canaux supplémentaires. La mobilisation a réuni près de 300 villageois qui ont pu achever l'ouvrage. La construction du barrage a été finalisée en juin et juillet 2014, et TGH a officiellement transmis la propriété, la responsabilité, la gestion et la maintenance du barrage au village de Na Kheu.

Laos
  Barrage de Hinboun, avril 2015
  Photo : Margot PETITPIERRE / TGH ©

Des comités de gestion de l'eau ont été mis en place dans chaque village afin de garantir une répartition équitable des ressources en eau. Une formation de deux jours a été dispensée aux villageois de Na Kheu pour les sensibiliser au rôle des Comités de Gestion de l'Eau, dont les membres ont ensuite été formés aux bases du management et de la maintenance d'un périmètre d'irrigation.

Les villageois de Na Kheu ayant largement insisté sur leurs besoins d'appui technique en élevage, TGH a décidé de proposer un cadre de collaboration à l'ONG AVSF (Agronome et Vétérinaire Sans Frontière). AVSF a réalisé une formation auprès des villageois de Na Kheu les 6 et 7 mai 2015 sur la gestion générale des animaux du village, l'identification des maladies via leurs symptômes et l'apprentissage d'une technique très simple de vaccination des poulets.

TGH poursuivra en 2015-2016 les projets d'irrigation à Khammouane grâce au soutien de la Région Rhône-Alpes. Les programmes permettront d'étendre le périmètre irrigué, d'en accompagner la gestion et de poursuivre le renforcement des autorités locales. 

Eau, hygiène et assainissement

TGH poursuit le programme d'amélioration durable de l'accès à l'eau potable et aux infrastructures sanitaires de base dans la zone de Bualapha.

Le forage de points d'eau dans chacun des 7 villages ciblés a débuté. Pour que le projet reste pérenne après le départ de TGH, des comités de gestion de l'eau sont actuellement formés pour assurer la maintenance, la réparation des infrastructures ainsi que la répartition des ressources en eau.

Parallèlement, la construction de 252 latrines privées familiales et 12 latrines publiques dans les écoles a été lancée. Des séances de sensibilisation ont été mises en place pour que les populations locales s'approprient les infrastructures, et plus particulièrement les latrines, et en comprennent l'importance. A ce jour, 405 personnes ont participé à ces sessions.  Des kits d'hygiène seront distribués dans les mois à venir dans le but de déclencher certains automatismes d'hygiène chez les villageois, aussi bien concernant l'usage des latrines que le lavage des mains, barrière principale contre la transmission des maladies diarrhéiques.

Laos

Apprentissage du lavage des mains et jeux éducatif de la Blue Box, Ecole de Ban Nam Ok Hou, avril 2015
Photo : Amandine ARDUIN /TGH ©

Laos

Sensibilisation des élèves au lavage des mains, Ban Nam Ok Hou, Avril 2015
Photo : Amandine ARDUIN / TGH ©

TGH a identifié les familles intéressées par la construction de latrines et déterminé les emplacements des infrastructures. Les villageois ont creusé des fosses afin de recevoir le matériel, et construisent actuellement leurs propres latrines. L'implication des populations, premières actrices de l'amélioration de leurs conditions d'hygiène, un point clef de la réussite du projet.

Le programme sera étendu à 8 autres villages de la zone en 2015-2016.

NEPAL

Contexte

Le Népal est un pays dont la superficie représente un quart de la surface de la France, bordé par la Chine et le Tibet au nord, et par l'Inde au sud. Ce pays possède une grande variété de paysages avec la présence au nord du pays, de la chaîne montagneuse la plus haute du monde à laquelle succèdent de vastes plaines (environ 1500m d'altitude), puis, dans la région du Téraï, au sud de l'Etat, de forêts tropicales humides. Dans ces environnements contrastés vivent de nombreuses communautés possédant chacune des langues et des cultures propres. Le népali est la langue commune à tous ces peuples.

Le 25 avril 2015 à 11h41 heure locale, un tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 a frappé le pays. L'épicentre étant proche de la capitale, Kathmandou (77km), cette dernière a été gravement touchée et de nombreux bâtiments se sont écroulés, occasionnant d'importantes pertes humaines. Les villages de montagnes ont également subi de fortes pertes humaines et matérielles. Les maisons traditionnelles en terre et brique n'ont que très peu résisté aux secousses et des villages entiers ont été ravagés. Pour les plus hautes altitudes, ces dégradations se sont accompagnées de glissements de terrains et d'avalanches qui ont alourdi davantage le bilan humain et matériel et ont empêché les secours, d'ores et déjà débordés, d'agir rapidement.

3 semaines plus tard, le 12 mai, un deuxième séisme d'une magnitude de 7,3 a engendré des conséquences plus importantes encore pour la population vulnérabilisée. Certains bâtiments fragilisés se sont écroulés, de nombreuses familles vivant dans des abris de fortunes ont été touchées. Le nombre de morts a été estimé à environ 8900 et plus de 600 000 maisons ont été détruites. Depuis, plusieurs répliques de faible ampleur touchent régulièrement le pays, sans conséquence sur les infrastructures.

A l'ensemble de ces épisodes vient s'ajouter de juin à septembre la mousson dont les pluies quotidiennes importantes ont nécessité une action rapide afin d'éviter un alourdissement du bilan humain, dans la perspective de l'arrivée de l'hiver en novembre.

Mission d'évaluation

Le 3 mai dernier, grâce au soutien de la Région Rhône-Alpes, une équipe de trois experts TGH a initié une mission exploratoire de 10 jours, afin d'évaluer les besoins à Koshidekha, un village situé dans les montagnes à environ 25 km au sud-est de Katmandu. Ce village de plus de 500 foyers a été presque entièrement ravagé par les séismes.
Cette mission a mis en évidence la destruction massive d'habitations, le manque d'infrastructures sanitaires et de matériel d'hygiène, le manque de semences, la dégradation des voies d'accès, la perte de matériel agricole et de bétail.

Ouverture de la mission de TGH au Népal

Le 1er juin, TGH, avec l'appui financier de la Fondation de France, a ouvert une mission dans la ville de Banepa, à proximité de Koshidekha, en partenariat avec l'ONG népalaise Arsow-Nepal, qui travaille depuis plusieurs dizaines d'année à la réduction de la pauvreté dans les zones rurales du pays.

Programmes en cours

Soutien à l'activité agricole

La première activité de TGH sur place a été de distribuer aux familles des semences afin de compenser les pertes occasionnées par les séismes. Au total, 1265 kg de semences (1215 kg de maïs et 50 kg de haricots) ont été distribués à 1250 personnes.
En complément, TGH distribuera à chaque foyer un plant de manguier, de citronnier et de litchi, qui apporteront à long terme un complément d'alimentation pour le village dont de nombreux arbres ont été endommagés lors des séismes.

Hygiène – Assainissement

La deuxième activité prioritaire a été la distribution de kits d'hygiène aux familles qui avaient perdu leurs effets personnels. Chacun des foyers du village s'est vu attribuer un kit composé de produits permettant de subvenir à l'hygiène corporelle et au lavage des vêtements pour une durée de deux mois, ainsi que des ustensiles.
TGH a également construit des latrines communautaires pour pallier la destruction des latrines individuelles. Construites par la communauté avec un maximum de matériaux locaux (sable, pierres, bois), leur superstructure est facilement démontable et les matériaux réutilisables. A l'heure actuelle, 8 blocs sur 11 ont été construits, et les travaux se poursuivent.

Santé

Le village est doté d'un centre de santé dirigé par un infirmier et animé par 9 volontaires répartis dans le village, mais disposant de très peu de matériel médical et de médicaments. TGH a donc distribué des kits de premiers soins élaborés par les personnels eux-mêmes en collaboration avec un secrétaire médical détaché par l'État népalais, qui permettent de faire face aux urgences régulières.

Nepal

Distribution des kits de premiers soins à Banepa
Photo : Renan AUFRAY /TGH ©

Nepal

Kit de premiers soins
Photo : Renan AUFRAY / TGH ©

Voies d'accès

Les nombreux décombres et glissements de terrain ont fortement encombré les routes et entravé la circulation des secours et des membres de la communauté. Un tractopelle a donc été loué depuis Katmandu pour venir dégager - voire élargir - les voies d'accès ainsi que certains emplacement publics importants. Le tractopelle a ensuite été loué aux villageois, quelques heures par ménage, sans qu'ils n'aient à payer le déplacement depuis la capitale. Le véhicule est toujours sur place, à disposition de la population, et participe grandement à la reconstruction.

Nepal

Mesures prises avant l'intervention du tractopelle
Photo : Dinesh SUKUMANI /TGH ©

Nepal

Nouvelle voie d’accès suite à l’intervention du tractopelle
Photo : Dinesh SUKUMANI / TGH ©

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

RCA : L'après forum de Bangui et les défis du relèvement

« Le forum de Bangui a été qualifié par tous comme une rencontre de la dernière chance pour le peuple Centrafricain. Et cette dernière chance, nous l'avons saisie pour parler, pour nous parler franchement, fraternellement ». Cet extrait du discours de la présidente de transition, Catherine-Samba-Panza, à l'occasion de la clôture du forum de réconciliation, marque l'espoir d'une nouvelle page pour le pays, qui depuis trois ans vit au rythme d'une instabilité généralisée. Le « cœur sanglant de l'Afrique », comme il était surnommé depuis la crise, commence à entrevoir un élan vers la réconciliation nationale et l'apaisement intercommunautaire.

Petit à petit, les commerces ouvrent à nouveau leurs portes dans les provinces, les fonctionnaires reprennent leurs postes et les institutions tentent de recouvrer leur légitimité. La marche vers la transition est en chemin, mais loin d'être pérenne.

Bien que quelques Centrafricains commencent à retrouver le chemin du retour, la majorité reste à l'heure actuelle exilée dans les pays voisins, ou déplacée à l'intérieur du pays. En juillet 2015, plus de 399 000 personnes vivent encore dans des camps, plus de 36 000 d'entre elles à l'intérieur d'enclaves en proie à la violence et à l'insécurité permanente.

Les élections législatives et présidentielles, prévues pour la fin de l'année, marqueront la fin de la période de transition du pays, et l'espoir d'une stabilité pérenne et viable. L'ANEA1 a annoncé le calendrier officiel : un référendum constitutionnel le 4 octobre, le premier tour le 18 octobre et le second le 22 novembre. Ce calendrier devra très probablement surmonter de nombreux problèmes (recensement compliqué, retard et problèmes de financement…) pour parvenir à tourner la page du chaos généralisé qui paralyse le pays depuis maintenant trois ans.

Bangui : Les maraudes en faveur des Enfants de la Rue continueront en 2015 pour les équipes de TGH 

RCA
  Séance d'animation avec les enfants - 2ème arrondissement
  de Bangui  //  Photo : TGH ©

Depuis 2011, TGH œuvre en faveur des Enfants de la Rue de Bangui. Pour l'année 2015-2016, l'UNICEF a réitéré son soutien auprès de ce public marginalisé et financera la continuité des activités de protection au profit des enfants de la rue.
Les activités de maraude, via la circulation d'une antenne mobile dans les rues de Bangui seront doublées, pour cibler un plus grand nombre d'enfants et accroitre le référencement et la prise en charge.
Les objectifs de ce projets sont multiples : 1000 enfants bénéficieront de la prise en charge de l'antenne mobile (y compris la recherche et la réunification familiale ou le placement en famille d'accueil), 125 d'entre eux seront placés en structures collectives, et 245 auront accès à l'éducation alternative ou à la formation professionnelle.

Eau, Hygiène et Assainissement

Les projets menés par TGH depuis 2008 font partie intégrante de la réponse apportée aux populations avant et depuis la crise. Pour la fin de l'année 2015, un certain nombre sont encore en cours, et tentent de répondre au mieux aux besoins des différentes communautés.

Le programme de réhabilitation de l'usine SODECA2, financé par le CDC3 et le CHF4, visant à rétablir le traitement de l'eau dans la ville de Bambari sera terminé d'ici à la fin de l'année 2015. Ce programme a mobilisé depuis 2013 les cœurs et les esprits de nombreuses personnes sur Bambari comme au siège de l'association face aux nombreux aléas sécuritaires auxquels les équipes de TGH ont été confrontées.
Une note d'intérêt a été rédigée à l'intention de l'AFD pour 2016 dans le but de rendre l'usine fonctionnelle et autonome, et de permettre aux habitants de Bambari de retrouver de l'eau de qualité et en quantité suffisante, comme avant la crise.

Dans la préfecture de la Ouaka, ECHO et le CHF continuent de soutenir les programmes d'urgence menés par TGH  dans la zone, tout en amorçant une nouvelle phase visant à réduire progressivement le système de Water Trucking.  

Sécurité Alimentaire

RCA

En cette rentrée 2015, TGH va continuer d'œuvrer dans les préfectures de la Ouaka et de la Vakaga, mais également à Bangui.

Depuis mai 2015, des programmes PAM et FAO ont été lancés pour distribuer des vivres dans 16 institutions pour enfants de la capitale, dans les camps de déplacés de Ngakobo, mais également pour la protection de vivres et de semences dans la Ouaka. 306.6 tonnes de vivres ont été distribuées dans le cadre de la protection de semences, 588.6 tonnes à Ngakobo (population hôte et déplacée), 169.8 tonnes dans les 16 centres d'accueils pour enfants. TGH envisage de poursuivre ces activités de distribution sur Ngakobo, mais également BoyKotta pour les 3 prochains mois.

En Vakaga, TGH a soumis au CIAA5 une suite au programme de soutien aux populations affectées par la crise, pour renforcer la sécurité alimentaire de cette région fortement isolée. Ce projet a pour but de mettre en place des AGR6, et de renforcer les capacités de résilience des ménages de la Vakaga et de la Ouaka  via un soutien de la filière d'élevage.

1Autorité Nationale des Elections
2Société de distribution d'eau en Centrafrique
3Centre de Crise du Ministère des Affaires Etrangères
4Fonds commun pour les Nations Unies (Commun Humanitarian Funds)
5Comité Interministériel d'Aide Alimentaire
6Activités Génératrices de revenus

REPUBLIQUE DU CONGO

Congo
  Carte de la République du
  Congo - Départements du
  Pool et des Plateaux

Contexte

Dans la perspective des élections présidentielles de 2016, un mouvement de résistance pacifique dénommé « Initiative pour la démocratie au Congo » a vu le jour dans le pays au début du mois d'août. Ce mouvement vise à empêcher la tenue d'un référendum prévu fin 2015 sur une réforme constitutionnelle permettant au président sortant, Denis Sassou-Nguesso, de briguer un troisième alors qu'il est restreint par le nombre de mandats (2) et la limite d'âge (70 ans).  Enfin, dernièrement, le président a procédé à un remaniement ministériel.

Renforcement des organisations communautaires des zones rurales

TGH a terminé cette année l'un de ses tout premiers programmes dans le pays, en cours depuis 2011, intitulé « Vers un développement économique de proximité au service de la préservation de l'environnement » (2011-2015). L'objectif de ce programme est de relancer les activités d'une association locale congolaise le « Forum des Jeunes Entrepreneurs pour le Développement » (FOJEP-D), fondée en 1989,  dont les activités avaient dû être suspendues pendant la guerre civile. Grâce à l'implication de son antenne lyonnaise, à l'engagement de ses bénévoles, à son nouveau partenariat avec TGH et à l'appui financier de l'Union Européenne (EuropeAid - Direction Générale pour le développement et la coopération de la Commission Européenne), les activités ont pu être relancées.

Un nouveau centre de ressources agropastorales, dans le Département du Pool à Loukakou (district de Mbanza Ndounga), a été construit et mis en œuvre, pour d'une part promouvoir et développer des modèles d'exploitation des ressources naturelles alternatifs aux prélèvements irraisonnés et compatibles avec un développement de proximité durable, et d'autre part de contribuer à la réalisation des objectifs du millénaire liés à la réduction de la pauvreté (OMD 1) et à la protection de l'environnement (OMD 7).

Des installations ont été construites dans le centre de Loukakou (un bâtiment principal comprenant une salle de classe, un bureau, et 2 dortoirs, ainsi qu'un réfectoire, une porcherie et 5 étangs de production piscicole). Un accompagnement de la phase de lancement des activités de production agricole a été réalisé, et les capacités en technique de production du personnel du centre ont été renforcées. Une phase de préparation des formations à venir (renforcement global des capacités de formation du personnel du centre, préparation et mise à disposition de supports de formation, etc.) a été mise en place. Des études économiques et organisationnelles, suivies de recommandations, ont également été menées sur la pérennité du centre. 4 promotions d'étudiants ont été accueillies et formées, et ont ensuite bénéficié d'un appui à leur installation. Enfin, des groupes de femmes ont été accompagnées pour la mise en place d'Activités Génératrices de Revenus (AGR).

Congo

Centre de formation de Loukakou, TGH
Photo : TGH ©

Congo

Stagiaires de la 4ème promotion réalisant le sarclage dans l’atelier maraîchage du centre de Loukakou
Photo : TGH ©

Ce premier programme financé par la Commission Européenne est désormais clôturé, mais TGH a pu continuer à appuyer les activités du centre et l'accueil de nouvelles promotions d'étudiants via un nouveau programme financé par le Fond d'Appui à Coûts Partagés – Projet d'Appui à la Diversification de l'Economie (FACP – PADE). Une nouvelle promotion de stagiaires a déjà été formée, une autre est actuellement en cours de formation, et l'accueil de la septième promotion est d'ores et déjà assuré.

SOUDAN

Soutien aux Personnes Déplacées Internes et aux populations hôtes et retournées

soudan
  Sensibilisation et formation des agents publics
  et des promoteurs à l’hygiène communautaires.
  Um Dukhun - 2015
  Photo : TGH ©

Au Soudan, TGH continue d'allier programmes d'urgence et de post urgence dans les domaines de l'Eau, Hygiène et Assainissement et de Sécurité Alimentaire.

L'un des deux programmes de post-urgence dans le domaine de l'Eau, Hygiène et l'Assainissement, intitulé « Renforcer la contribution des acteurs locaux au développement durable et à l'atteinte des OMD », vise à améliorer l'accès à l'eau potable et aux bonnes pratiques d'hygiène des habitants des localités de Bindizi et d'Um Dukhun au Darfour-Central, en renforçant les capacités des acteurs locaux et l'implication des communautés dans le domaine. Ce programme multi-annuel de 30 mois (2014-2016) est financé par l'Union Européenne (EuropeAid - Direction Générale pour le développement et la coopération de la Commission Européenne).

soudan
  Sensibilisation et formation des agents publics
  et des promoteurs à l’hygiène communautaires.
  Um Dukhun - 2015
  Photo : TGH ©

Depuis début 2015, deuxième année de réalisation du programme, des progrès ont été faits vers la réalisation du premier axe d'action, l'établissement d'entités locales légitimes et organisées capables de fournir un accès durable à l'eau potable et de développer les bonnes pratiques d'hygiène dans leurs communautés. Parmi les avancements récents, 10 Activités Génératrices de Revenu (AGR) en lien avec l'approvisionnement en eau potable et l'hygiène ont été sélectionnées durant le deuxième Network State Meeting, puis lancées. Elles concernent par exemple des activités de transport et vente de l'eau potable, de construction de latrines améliorées, de collecte des déchets, etc. De même, des avancées quant à la réalisation du deuxième axe d'action du projet ont pu être portées par les équipes de TGH sur le terrain (les acteurs locaux du secteur Eau Hygiène et Assainissement travaillent conjointement afin d'étendre l'accès à l'eau potable dans les zones marginalisées). Ainsi, le deuxième Network State Meeting a été organisé en mai 2015 à Zalingei (capitale du Darfour-central) pour renforcer les liens institutionnels entre les comités de gestion de l'eau et le WES (Water and Environment Sanitation), organe gouvernemental en charge de la gestion de l'eau et de l'assainissement. La tenue de cette deuxième réunion a permis la mise en place d'une coordination et d'une coopération accrues entre les principales parties prenantes du projet (TGH, le WES et comités de gestion de l'eau). Enfin, la construction des deux magasins de pièces détachées de rechange de pompes manuelles managés par des entités locales du WES a été achevée dernièrement à Bindizi et Um Dukhun. Les managers de ces magasins ont aussi été sélectionnés.

TIMOR LESTE

Le combat contre les violences domestiques faites aux femmes

Débuté en octobre 2013, le programme « Vers le renforcement des capacités des acteurs de la société civile pour une meilleure protection des femmes et enfants victimes de violence au Timor Oriental », financé par l'Union Européenne, la Fondation RAJA et l'Institut Français, poursuit sa mise en œuvre en partenariat avec 4 organisations locales (Casa Vida, FOKUPERS, Rede Feto, PRADET)  dans les districts de Dili, Oecusse, Bobonaro et Covalima.

Depuis le lancement de la campagne de prévention « Liu Husi Diàlogu, Familiale Unidade »¹ en mars 2015, des sessions de sensibilisation pour le grand public ont été organisées dans 8 quartiers de Dili, et se poursuivent actuellement dans les autres districts.
Basées sur l'utilisation d'un film, ces sessions visent à informer sur les lois, sur les voies de recours et sur l'accès aux mécanismes de justice pour les victimes de violence, mais aussi à engager les participants dans une discussion active et leur donner un espace de réflexion sur leur propre comportement. Les facilitateurs formés dans le cadre du projet s'appuient sur un manuel de formation incluant des apports théoriques et méthodologiques pour animer ces sessions.

De plus, depuis le début de l'année 2015, environ 130 victimes participent régulièrement à des activités visant à faciliter leur réinsertion au sein de la communauté, de leurs familles ou dans un nouveau cadre de vie, et à renforcer leur situation socioéconomique. Il s'agit notamment de formations professionnelles en agriculture, artisanat et à la gestion de micro entreprises et de formations aux compétences de vie courante, incluant des cours d'informatique, de langues et de cuisine. 5 « counselors » travaillent au quotidien dans les centres d'hébergement et apportent un soutien psychosocial aux victimes et en les accompagnant dans la définition de leurs projets individuels.

Le plan de renforcement de capacités déterminé dans la phase initiale du programme prévoit également une formation en leadership et à la gestion d'équipe, qui a été organisée en mai 2015 pour les équipes des organisations partenaires du projet.

Projet Eau, Hygiène et Assainissement

En avril 2015, TGH a démarré un nouveau programme de recensement complet sur l'ensemble du territoire des infrastructures de distribution d'eau dans les communautés, en partenariat avec l'association NTF (Naroma Timor Foan). Ce programme de 3 mois, financé par BESIK², a permis d'établir un état des lieux précis ainsi qu'une cartographie des différents systèmes de pompage, et de définir les besoins de maintenance ou de remise en fonctionnement, 60 à 70% des systèmes de distribution d'eau n'étant plus en état de fonctionnement depuis la fin de la guerre.

¹ « L'unité familiale à travers le dialogue »
² The Besik (Bee, Saneamentu no ljene iha Komunidade) program a été fondé par le gouvernement australien pour porter assistance au gouvernement timorais dans le domaine EHA et dans le but de garantir un accès à l'eau de qualité aux populations rurales du Timor Leste.

En Bref…

A l'occasion de la parution du nouvel ouvrage de Jean-Christophe Rufin ; Check Point.

Conférence L'aide humanitaire en question le 24 juin 2015 à la Bourse du Travail de Lyon en présence de Véronique Valty, vice-présidente de TGH, Jean-Baptiste Richardier, directeur général de la Fédération Handicap International (à gauche), Jean Christophe Rufin et Benoit Miribel, directeur de la Fondation Mérieux (à droite).

le 24 juin 2015 à la Bourse du Travail de Lyon en présence de Véronique Valty

Photo : Philippe Merchez