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Spéciale 20 ans // N°26 // Juillet 2014

Spéciale philippines

Edito

20 ans d’action de solidarité internationale !

Une occasion de fêter l’association, mais aussi et surtout d'évoquer notre action, au-delà de la publication de nos rapports annuels.

Nous l’avons fait en mai dernier lors d’une conférence de presse qui a réuni une vingtaine de journalistes. Nous l’avons fait également en juin, en présentant à plusieurs reprises dans les rues de Lyon l’exposition « Attention(s) », qui donnait la parole à des artistes issus des pays dans lesquels nous travaillons ou avons travaillé, qui ont exprimé sur un panneau de signalisation les dangers qui menacent dans leurs pays. Parmi la centaine de projets que nous avons reçus, trente ont été sélectionnés par un jury, réalisés sur le terrain, puis expédiés en France. Au-delà de son propos fortement symbolique, cette exposition nous a permis de rencontrer le public et de mieux faire connaître le travail réalisé par TGH sur le terrain.

Nous avons aussi publié, pour cet anniversaire, un petit fascicule intitulé « Petites leçons de choses en forme de manifeste », trente pages qui donnent à comprendre la singularité de TGH, ONG à taille humaine « dans la cour des grands ». Nous avons aussi mis à jour et réédité pour l’occasion le passeport de Triangle G H, document emblématique de l’association, qui relate, sous forme de carnet de voyages, les actions conduites depuis 1994.

Enfin, une soirée anniversaire a réuni tous les amis et partenaires de l’association. Elle nous a permis de rappeler nos fondamentaux, d'évoquer les moments clés qui ont jalonné ces 20 ans, et de dresser quelques perspectives d’avenir dans un monde qui bouge. Quelques-uns de nos partenaires nous ont fait le plaisir d’être parmi nous et se sont à leur tour exprimés. L’exposition « Attention(s) » a été mise en vente au profit de l’association. Merci à Claude Couffin et à Valentin Traversi qui ont, avec le talent qu’on leur connaît, mené cette vente avec brio ! La seconde partie de soirée était festive, grâce à de nombreux artistes qui ont accepté spontanément de se produire pour l’occasion, et que nous remercions très chaleureusement : le Peuple de l’Herbe dans sa version Sound system, Mathurin Bolze et son trampoline, le Babel Orchestra (ARFI) et Bruno de Dangerhouse. Que soient ici également remerciés tous ceux (ils sont nombreux !) qui ont offert leur temps et leurs compétences pour mener à bien cet évènement.

TRIANGLE G H A EU 20 ANS

20 ans TGH

L’association à célébré ses 20 ans en juin dernier autour de trois évènements :

  • Un projet artistique
  • La publication d’un manifeste
  • Une soirée au Transbordeur

Il s’agissait de mettre en images et en mots 20 ans de solidarité, 20 ans d’une aventure humaine et participative.

Le projet artistique – « Attention(s) »

Une exposition itinérante, associant à la fois l’identité polygonale de l’association et son cœur de métier, pour symboliser 20 ans de présence sur le terrain.

Le danger est au centre des préoccupations de TGH, qui intervient dans les situations de précarité au niveau international, qu’il s’agisse d’urgence, de réhabilitation ou de développement à long terme.

TGH a posé aux artistes vivant dans ses pays d’intervention la question suivante :

« Quels dangers menacent là où vous êtes ? »

Delphine Chauvin, artiste, a conçu, articulé et mis en œuvre ce projet.

20 ans TGH 20 ans TGH

Les œuvres

TGH s’est appuyé sur des artistes professionnels ou non, vivant et travaillant dans les pays d’intervention de l’association, et a lancé un appel à projet. Un cahier des charges a été proposé aux artistes : il s’agissait de répondre à la question de manière graphique, sur un support triangulaire aux dimensions standards d’un panneau routier, avec un code couleur rouge et jaune, rappel de la signalétique danger.

Une quarantaine d’artistes ont répondu, une centaine de propositions sont parvenues d’Algérie, du Burkina Faso, de République du Congo, du Laos, de Birmanie, de République Centrafricaine, du Rwanda, du Soudan, du Timor Leste et du Yémen.

30 œuvres ont été sélectionnées sur croquis par un jury d’experts, réalisées sur place par les artistes retenus, puis expédiées vers Lyon. Elles ont été exposées sous forme de happening en milieu urbain à Lyon entre le 31 mai et le 14 juin 2014.

Un catalogue d’exposition à été édité et proposé au public.

A l’issue des journées d’expositions, les œuvres ont été vendues aux enchères au cours de la soirée anniversaire du 19 juin au Transbordeur.

Merci à Loïc Charbonneau, scénographe, pour la mise en espace, la conception et la réalisation des supports et du mobilier de l'exposition.

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  > Plus de photos sur la page Facebook de TGH

Le Manifeste

Pour ses dix ans, TGH invitait au voyage en éditant un « passeport », devenu image de marque de l'association.

Pour ses vingt ans, TGH s’affirme dans un livret évoquant les «piliers de la maison commune». La rédaction à été confiée à Bernard Bolze, fondateur de l’OIP (Observatoire International des Prisons) et membre de l’équipe du Contrôleur général des lieux de privation de liberté. Il a été journaliste et vient de publier un ouvrage sur l’histoire des prisons de Lyon depuis le XVIIIe siècle. Il nous explique :

« Pour célébrer les vingt ans de Triangle, il a été décidé non pas de faire le récit de l'histoire de l'association, mais d'exposer les principes, les valeurs ou encore les fondamentaux, présents dès l'origine à l'esprit des fondateurs.

La démarche a consisté à entendre, sans hiérarchie, les protagonistes de l'aventure commune, chacun étant invité à exposer sa motivation à travailler dans l'association, ou pour elle. Fondateurs bien sûr, mais aussi administrateurs, salariés du siège, expatriés, employés locaux, bailleurs de fonds, amis, contributeurs divers...

Mon travail a été de mettre en forme les idées énoncées par les membres de l’association, à les rassembler par item, avec leurs propres mots, sans recours à l'imagination.

Quand le socle est solide et que la démarche prospère, on peut en déduire que les intuitions du départ étaient justes et qu'elles méritent d'être comprises, exposées, partagées.  » 

  > Le manifeste, le catalogue d’exposition ainsi que le passeport sont toujours en vente à 5 € l’unité et 10 € les 3. Vous pouvez les acheter en envoyant un chèque ainsi que vos coordonnées à l’association : TGH, 1 rue de Montribloud, 69009 Lyon

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La soirée

La soirée privée s'est tenue le 19 juin 2014 au Transbordeur à Villeurbanne. Elle a rassemblé les adhérents, amis et partenaires de TGH. Une programmation musicale et théâtrale riche de sens et de fantaisie festive s’est poursuivie jusque tard dans la nuit.

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Nous remercions les artistes qui ont offert à TGH et ses invités des spectacles uniques :

Le Son du Peuple Feat. JC001Le Son du Peuple Feat. JC001 qui à clôturé la soirée et nous à fait vibrer jusqu’au petit matin.

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Mathurin BolzeMathurin Bolze qui nous a offert un magnifique spectacle vivant et aérien sur son trampoline


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Le Babel OrkestraLe Babel Orkestra et son répertoire où les musiques des Comores, du Bénin, du Kosovo et de Turquie se mêlent au folklore imaginaire de l’Arfi*.

* Association à la recherche d’un Folklore Imaginaire

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DangerhouseBruno Dangerhousequi a donné le coup d’envoi avec sélection de morceaux choisis dans ses bacs.

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Nous remercions également nos partenaires qui sont intervenus pendant la soirée :

  • Arnaud Balner, représentant du Centre de Crise du ministère des Affaires étrangères
  • Véronique Moreira, Vice-présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes, déléguée à la Coopération solidaire
  • Karine Dognin-Sauze, adjointe au maire de Lyon chargée des Relations Internationales et affaires européennes, et de la Coopération décentralisée et solidarité internationale
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Vente des œuvres

Animée par l’artiste et scénographe Claude Couffin et par l’acteur et metteur en scène Valentin Traversi, la vente des œuvres au profit de TGH à été un grand succès. Les œuvres ont presque toutes trouvé écho dans les consciences et les histoires individuelles de nos invités (27 œuvres vendues sur 30), qui se sont prêtés au jeu avec humour.

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Catherine Bethenod –
Hypnothérapeute à acheté l’œuvre de Salai Suan,
Éducation au Myanmar

 « Je l'ai choisie parce qu'il est impératif d'enseigner, transmettre, apprendre, éduquer, comprendre, savoir. L'ignorance est un danger majeur pour la civilisation au sens noble du terme. »
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Julie Thurière
est désormais propriétaire du panneau de St Black Kulture,
Les clichés

« Je trouve que ce tableau résume toute la nécessité d’interpeller les gens sur les clichés qui sont si facilement véhiculés et sur le devoir que nous avons d’agir et de sensibiliser les gens autour de nous à ces questions de discrimination. »
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Portrait de Delphine Chauvin, artiste et dessinatrice

Delphine avait collaboré aux 10 ans de TGH en réalisant le «passeport », outil devenu emblématique de l’ONG. C’est au titre de commissaire d’exposition qu’elle nous à fait le plaisir de travailler à nos côtés.


Delphine Chauvin
  Delphine Chauvin

Quel était le sens de cette exposition ?

L’idée était d’associer un évènement artistique à cet anniversaire. Les 10 ans ont été marqués par l’édition d’un carnet de voyage sous forme de passeport. J’avais dans l’idée de trouver quelque chose qui soit au moins aussi fort et aussi marquant que ce passeport, mais dans un autre registre. Je souhaitais que cet évènement soit à la fois dans la lignée du passeport, et à la fois très différent.

Pour les 10 ans, tout est parti de Lyon, où l’association est née, et le passeport a voyagé à travers le monde. Mais finalement, le siège est un petit noyau, et c’est à travers les ramifications du terrain que s’exprime l’identité de Triangle. Pour les 20 ans, je souhaitais donc faire l’inverse : faire vivre cet évènement à partir du terrain.

Pourquoi un panneau routier ?

On voulait retrouver le même type de démarche que le passeport, rester dans la continuité et utiliser un support commun pour mettre en image l’action de TGH. Le panneau routier a une dimension universelle qui a permis de concevoir une ligne directrice et de rendre cette exposition accessible à tous.

De plus, c’est le signal d’un danger temporaire, et c’est justement le champ d’action de TGH. L’ambition était d’avoir un retour général de ce qui préoccupe les gens et d’être en résonance avec cette ONG, en charge d’être à l’écoute de ce qui menace les populations.

Comment avez-vous procédé pour donner vie à cette exposition ?

Je me suis appuyée essentiellement sur les chefs de missions sur place. On a ensemble essayé de faire fonctionner un réseau de contacts. Ils sont allés dans les écoles d’art, dans les galeries, pour diffuser l’appel à projet de TGH et ont fait ensuite le lien entre les artistes, le siège et moi. Pour les pays où il n’y avait pas de chef de mission, ou pour ceux où il était difficile de nous aider dans ce sens, les Instituts Français ont été un bon relais, notamment au Rwanda, au Burkina Faso et au Soudan.

On a reçu une centaine de propositions, dont 30 ont été sélectionnées.

Il y a eu un travail intéressant de transmission. Je dois dire que cette exposition existe grâce à Skype qui a permis des moyens de communication faciles. C’est par la transmission orale qu’est passée toute la conviction et l’importance accordée à ce projet pour nous comme pour les artistes sur place. La manière dont on a communiqué est somme toute cohérente avec le fonctionnement de TGH, puisque ses membres ont besoin d’être proche des gens, d’avoir une vraie relation et un lien vivant avec les populations qu’ils soutiennent. 

Y  a-t-il un ou plusieurs panneaux qui vous ont particulièrement touchée ?

En tant qu’artiste j’ai été particulièrement sensible à la réalisation finale de l’œuvre. Certains ont apporté beaucoup de soin à la fabrication, et ce sont des œuvres d’art. D’autres sont plus efficaces en tant que panneaux routiers, plus fonctionnels.

Vous-même avez acquis l’œuvre de Mick Saylom, La corruption, pouvez-vous nous en dire plus ?

Il y a dans ce travail un parti pris artistique très fort avec la juxtaposition de ces pailles qui donnent du poids à l’image. Cela fait sens avec le danger qu’il évoque, la corruption, c’est une image qui n’est visible que sous un certain angle.

J’ai également trouvé courageux de le faire : nous ne devons pas oublier qu’il existe des contextes politiques qui oppriment l’expression artistique. Cette œuvre touche un sujet sensible, ce danger finalement est une telle gangrène, un tel mal installé et destructeur.
Il y a pour moi une vraie pertinence dans la réalisation de son discours, une double lecture possible et une vraie richesse.

Les partenaires associés à la célébration des 20 ans de Triangle G H

Ville de Lyon     Region Rhone Alpes     In Extenso     Credit Cooperatif     Bioforce     Signaux girod     Autorise toute creativite     Dactyloprint     Nathalie Navarre     Scarabeo     Greencup