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-- DECEMBRE 2001 -
- JOURNAL N°1 -
Tsiganes sans feu ni lieu
     

 

Article 1er de la Convention de Genève de 1951 :
"...le terme "réfugié" s'appliquera à toute personne : ...qui craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner".

 

Hors de l’espace, hors du temps, échoués à Lyon, tsiganes sans feu ni lieu

Sur les derniers terre-pleins en chantier du pôle hautes technologies de Lyon-Gerland croupissent depuis le début de l’été dernier, dans des conditions innommables, plus d’une centaine de tsiganes en provenance du Kosovo, du Monténégro, de Bosnie, de Serbie et de Macédoine.

Un campement, des abris de fortune plantés dans la boue. Immondices, pourritures parcourues par les rats. Ainsi accueillons-nous nos voisins d’Europe Centrale et Orientale partis de leur contrée de résidence, fuyant des conditions de vie précaire, les violences et la répression - souvent dues à leur appartenance à un groupe social nommé "Tsigane".
Nombreuses sont les associations préoccupées par le sort de ces familles. A commencer par Médecin du Monde qui a décelé chez certains d’entre eux des pathologies graves liées aux conditions sanitaires déplorables notamment une gangrène qui mérite sans doute amputation.
Rappelons-le, tous sont dans une situation régulière de demandeurs d’asile. Dans l’attente du terme de cette longue procédure, il est urgent d’offrir à ces hommes, ces femmes, ces enfants des conditions de logement décentes. Sans quoi le proche hiver pourrait bien nous rappeler amèrement nos manquements au devoir le plus élémentaire de l’hospitalité.
Cette situation qui n’est pas une exception sur notre sol nous donne l’occasion de rappeler que l’année qui s’achève est celle du cinquantenaire de la Convention de Genève ratifiée en juillet 1951 par cent trente-neuf Etats.
Dans le courant de cette année 2001, une série d'événements a été organisée, afin de célébrer cet anniversaire (proche de nous, la magnifique soirée organisée par Forum Réfugiés au Théâtre antique de Vienne). L'objectif était de rappeler les obligations des Etats parties à cette Convention et de contribuer ainsi à une meilleure protection des millions de réfugiés dans le monde entier.

 


 

 

 

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