
A l’heure où les soubresauts du système économique mondial et les restrictions budgétaires qui en découlent menacent l’action de toutes les organisations internationales et ONG auprès des plus défavorisés, il semble primordial de revenir, à l’occasion de son 60ème anniversaire, sur l’un des textes fondateurs de l’engagement de l’homme pour l’homme.
Le 10 décembre 1948, à l’issue d'une guerre qui vit toutes les atrocités, et à l'aube de la Guerre Froide, la communauté internationale adopte par 48 voix et 8 abstentions (6 pays du bloc soviétique, l’Afrique du Sud et l’Arabie Saoudite), la Déclaration universelle des droits de l'homme, destinée à renforcer les droits de chaque personne en tout lieu et en tout temps.
Ce texte constitue la première affirmation mondiale de la dignité et de l'égalité inhérentes aux êtres humains, hommes et femmes. Bien que la Déclaration universelle des droits de l'homme n'ait qu'une valeur déclarative, et ne crée donc pas d'obligations juridiques, elle reste le texte de référence des populations opprimées et de leurs défenseurs.
Alors que l'universalité de ces droits est régulièrement remise en cause au nom de cultures particulières, et que la liberté et la défense de ces mêmes droits servent de prétexte à de nombreuses guerres, la phrase prononcée par Eleonor Roosevelt lors de l’adoption de la déclaration prend tout son sens : « Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle en échange d’une sécurité temporaire ne méritent ni l’une ni l’autre » (Benjamin Franklin).
Patrick VERBRUGGEN - Co directeur
