Les activités se font en coordination avec les autres organisations humanitaires dans le but de répondre aux besoins non couverts, et en particulier en collaboration avec NRC (Norwegian Refugee Council) et le Gouvernement du Timor oriental. Elles ont été menées dans 4 sites d’hébergement de transition dans et autour de la capitale, Dili : Tibar, Tasi-Tolu, Quarantina et Becora Market.

Témoignage de Francisco
Originaire de l’Est du Timor Oriental, Francisco Alves Maria a 38 ans. Bien qu’il n’ait pu poursuivre d’études supérieures sous l’occupation indonésienne, il a pu être formé sur le tas par une entreprise travaillant dans le domaine d’adduction d’eau. Une ONG timoraise, également partenaire de Triangle, lui a enseigné comment mettre en œuvre des projets dans une perspective communautaire, au plus près des habitants de son pays.
Depuis juin 2007 il assiste l’équipe de Triangle dans la réalisation d’un projet d’approvisionnement en eau et infrastructures sanitaires dans les sites de transition hébergeant les personnes déplacées dans le district de Dili.
Trois réponses:
« Que pensez-vous de l’impact de ce projet sur les personnes déplacées ? »
« Auparavant les personnes déplacées vivaient sous tentes si bien que le transfert vers les sites d’hébergement de transition est bon pour les familles timoraises qui ont l’habitude de vivre ensemble. Même si les lieux d’hébergement sont petits, c’est la meilleure solution possible pour une période courte. »
« D’après vos visites sur les sites de transition, quelle est votre opinion concernant la réaction des personnes déplacées envers le projet ? »
« Les personnes déplacées veulent déménager dans les sites d’hébergement de transition, bien qu’il n’y ait pas assez de place. Certaines personnes que j’ai rencontrées ont tenté d’obtenir un logement dans un site mais cela leur a été refusé en raison du trop grand nombre de familles y vivant déjà »
« A propos de leur désir de rentrer chez eux ? »
« Les gens sont venus des districts vers les camps puis vers les sites d’hébergement de transition. En raison des problèmes de sécurité et des promesses non tenues par le Gouvernement, ces personnes n’osent pas retourner chez elles et veulent rester dans les sites de transition. Il y a plusieurs raisons à cela, comme par exemple, la jalousie et les tensions créées lorsque, dans un même quartier, certaines familles ont encore leur maison alors que celles de leurs voisins ont brûlé. »
Les résultats attendus ont été atteints et même dépassés parfois. Ainsi les personnes déplacées qui se sont installées dans ces sites bénéficient désormais :
Par ailleurs, les conditions de vie en terme d’hygiène ainsi que les pratiques qui y sont liées ont été améliorées : les personnes bénéficiaires ont pu suivre des sessions de formation à l’hygiène et chaque famille a reçu des kits comportant savon, lessive, brosses et récipients pour l’eau.



