Le tsunami du 26 décembre 2004, aussi exceptionnel qu’il soit, n’est qu’un épisode malheureux de la longue histoire des tragédies humaines liées aux soubresauts de la terre. Cette catastrophe aux effets dévastateurs a enclenché un mouvement de solidarité et une opération humanitaire d’une rare ampleur, avec ses défauts de coordination et d’aide parfois mal ciblée, mais dans l’ensemble, l’effort de reconstruction est remarquable dans une région auparavant fermée pour « raison politique ».
Programmes financés par la Fondation de France
De 2005 à 2007 la Fondation de France a financé ou cofinancé plusieurs de nos programmes en Indonésie : création d’un centre de ressources communautaires et de soutien à la micro finance dans le sous district de Lhoong, relance des activités économiques liées à la pêche dans le district d’Aceh Besar et sur les îles Aceh et distribution de matériel de pêche en rivière, bassins et bords de mer, pour les communautés des villages côtiers des districts d’ Aceh Besar et Aceh Jaya.



Les habitants d’Aceh peuvent se consoler en se disant qu’une chance s’ouvre à la nouvelle « génération tsunami ». En effet, l’ampleur du désastre naturel a amené à la table des négociations le gouvernement indonésien et le mouvement pour l’Indépendance d’Aceh (GAM) opposés depuis près de trente ans, et permis la signature, le 15 août 2005 à Helsinki, d’un accord de paix. Dans quelques années, si l’effort se poursuit, le niveau de vie des populations d’Aceh pourrait être supérieur à celui d’avant le tsunami.
S’il y a eu ici autant de victimes lors du tsunami du 26 décembre 2004, c’est bien sûr à cause de la situation géographique particulière de la province d’Aceh (Banda Aceh est à cheval sur deux plaques tectoniques : la plaque Birmane et la plaque Indienne), mais aussi parce que la population locale est une population de pêcheurs qui habite une frange littorale étroite, adossée à des montagnes abruptes et boisées.
Après la phase d’urgence médicale et alimentaire, finalement très courte et plutôt bien gérée, une longue phase de reconstruction s’est mise en marche : maisons, infrastructures, services médicaux et sociaux, relance économique...
L’équipe de constructeurs de bateaux Triangle Génération Humanitaire. Spécial remerciement pour leur engagement à nos côtés. Merci pour leur savoir faire et pour la transmission de leurs connaissances aux plus jeunes.
Si le 1er objectif a été de revenir à la situation ante-tsunami, beaucoup d’acteurs ont apporté leur expertise pour améliorer les standards, comme par exemple, inclure des critères anti-sismiques dans la construction des maisons.
Triangle GH, présent en Aceh depuis février 2005, a aidé à la relance économique (construction de bateaux, relance des coopératives de pêcheurs, micro finance…) et a travaillé, par le biais d’un programme psychosocial, à la « reconstruction » des communautés touchées par le tsunami.
Triangle GH maintient sa présence jusqu’en 2008, en élargissant son terrain d’action et en consolidant les acquis, notamment en passant le relais à des associations locales (micro finances, actions communautaires...).
Bateau accidenté, communauté
de Birek & Kareung
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