De plus en plus fréquemment, des reproches se font entendre sur l’action humanitaire, sa surenchère de fonds, de matériel, de volontaires…
Si ces critiques sont compréhensibles, face à une sur-médiatisation croissante des situations de crise, elles restent difficiles à entendre lorsque l’insécurité croissante, l’interdiction d’accès, la confusion des genres (militaire, humanitaire) et les réticences des populations face aux propositions multiples d’acteurs humanitaires « non identifiés » réduit d’année en année l’espace de travail des ONG.
Notre réalité aujourd’hui est faite d’angoisses face aux dangers que les travailleurs humanitaires expatriés et nationaux rencontrent pour assurer le minimum vital aux populations victimes de catastrophes, de guerres…
Mais pourtant, nous continuons. Exercer ce métier nous permet d’agir, de matérialiser notre indignation face aux injustices, à la détresse.
Nous n’avons pas la prétention de sauver le monde, mais d’apporter une aide, un soutien à des familles, des villages, des individus.
Au travers de nos actions, nous perpétuons l’idée que la solidarité est plus qu’un concept politique, qu’elle peut s’exercer au-delà de toute barrière économique ou ethnique.
Qu’en fin de compte la solidarité est inhérente à l’humain.
Qu’elle n’est pas nécessaire, mais obligatoire.