Accès pérenne à l'eau potable et environnement sanitaire amélioré pour les populations vulnérables de la Ouaka, République Centrafricaine.
- Financement principal :
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Europaid (Office de coopération de la Commission européenne) 75%
- AFD (Agence Française de Développement),
- UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'enfance)
- Budget global : 1 895 000 €
- Durée : 45 mois (juin 2011 – février 2015)
- Nombre de bénéficiaires : 9.725 personnes
- Partenaires : ANEA (Agence Nationale pour l'Eau et l'Assainissement), DGH (Direction Générale de l'Hydraulique), Nourrir (ONG)
Dans l’ensemble de la Préfecture de la Ouaka où Triangle GH a mené un diagnostic multisectoriel conjoint avec Aide Médicale Internationale, Nourrir et la DGH, d'immenses besoins d’intervention pour l’amélioration de l’accès à l’eau et l’assainissement ont été identifiés. Les axes desservant le nord (Bakala) et le sud-ouest (Kouango) sont particulièrement délaissés. Dans les 22 villages ciblés par l'action, l’accès aux soins et à l’éducation de base est extrêmement faible, moins de 30% des personnes ciblées ont actuellement accès à de l’eau potable, et seulement 8.8% ont accès à des installations sanitaires améliorées.
De plus, les faibles moyens institutionnels de la DGH locale ne permettent aucune amélioration de la situation sans un renforcement efficace et ciblé des compétences locales et une amélioration de l’accès aux services de base liés à l’eau et l’assainissement grâce à la construction d’infrastructures adaptées. La mise en place de campagnes de sensibilisation à l’hygiène est également impérative.
Enfin, comme dans le reste du pays, les insuffisances structurelles majeures sont aggravées par une maintenance défaillante des infrastructures, et une inaptitude des organisations sociales en charge de leur gestion. Les principes de transparence et de bonne gouvernance sont peu présents et requièrent la mise en place d'un travail social de fond ainsi que d’un accompagnement continu.
Inscrit dans un appel à proposition « multi-pays » d’envergure lancé par la Commission Européenne en 2010, ce programme contribue à la réduction des taux de morbidité et de mortalité liés aux maladies hydriques, et participe à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement 4, 5 et 6.
Il débutera par la vérification des emplacements des ouvrages et des choix techniques retenus, une définition participative de la mise en œuvre des activités pour chaque village, et la mise en place d’un comité de pilotage du projet impliquant l’ensemble des parties prenantes.
Il poursuivra ensuite les objectifs suivants :
- Extension et amélioration de l'accès à l'eau potable : construction des infrastructures hydrauliques (25 forages et 10 sources), renforcement de l'équipe mobile pour le suivi et la réparation des pompes à motricité humaine, surveillance de la quantité et de la qualité des ressources en eau en lien avec les autorités locales concernées.
- Amélioration de l'environnement sanitaire par l'extension de l'accès aux infrastructures sanitaires et par le développement des connaissances et des bonnes pratiques liées à l'hygiène : sélection des bénéficiaires selon des critères préétablis, construction des infrastructures sanitaires (1 200 latrines familiales) et sensibilisation à leur utilisation dans les établissements publics (6 écoles et 4 centres de santé), réalisation d'enquêtes CAP1, suivi des données médicales et encadrement des centres de santé pour la collecte d'informations liées aux maladies hydriques, définition des messages de promotion à l'hygiène, création de supports de communication et campagne de promotion de l'hygiène auprès de publics ciblés.
- Renforcement des capacités organisationnelles et techniques des acteurs locaux, adaptation aux exigences du projet : définition et mise en œuvre d'un cursus de formation pour le partenaire local et la DGH, création, formation et suivi des comités de gestion de l'eau.
1Enquête Connaissances, attitudes et pratiques