Logo Triangle Génération Humanitaire

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player. Obtenir le lecteur Adobe Flash

Qui sommes-nous ? Nos actions Informations Notre activité vous intéresse
 

République Centrafricaine

 Amélioration durable des conditions de vie des populations agricultrices les plus vulnérables de la Ouaka

EuropeAid Fondation Orange
  • Financement principal : Europaid (Office de coopération de la Commission européenne)
    - Fondation Orange
  • Budget global : 924 645 €
  • Durée : 24 mois (janvier 2011 – décembre 2013)
  • Nombre de bénéficiaires : 9.055 personnes (22 villages)
  • Partenaires : ACDA (Agence Centrafricaine de Développement Agricole) –
    ANDE (Agence Nationale de Développement de l’Elevage)

Les deux zones concernées par ce programme sont situées dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres au nord (Bakala) et au sud-ouest (Kouango) de la ville de Bambari (préfecture de la Ouaka), qui accueille un marché bien fourni dont les prix ne sont pas les plus élevés du pays. Les familles des 22 villages, majoritairement agricultrices, ne génèrent pas de revenus suffisants pour subvenir à leurs besoins de base. Leur régime alimentaire est essentiellement constitué de manioc, dont la valeur nutritive est limitée. La diversification de la production agricole locale s'impose donc comme une priorité, susceptible de devenir de surcroit le moteur d'une augmentation du revenu des familles et de création d'une dynamique économique favorable.

Les évaluations de terrain et l’étude documentaire réalisées par Triangle G H ont permis d’identifier les entraves structurelles au développement de la zone, ainsi que les secteurs clefs d’intervention. Le niveau de connaissance des techniques agricoles s'avère très faible, l’absence de politique nationale de vulgarisation des pratiques agricoles n’a pas permis jusqu’alors de développer à grande échelle des itinéraires techniques performants. Le stockage des vivres et des semences n’est pas adapté pour une bonne conservation de ceux-ci, les systèmes d’irrigation simples sont très peu développés, et seules les zones de bas-fonds1 sont exploitées en contre-saison, bien que la ressource en eau pour l’irrigation soit abondante à proximité des villages. Les moyens de transformation des produits agricoles sont peu existants, l’accès routier - essentiel pour l’accès aux services, la commercialisation et les échanges de biens et de techniques avec les structures nationales présentes à Bambari - est très difficile, notamment en saison des pluies.

Les petits troupeaux, souvent présents dans les familles bandas, constituent une "réserve" économique centrale pour pallier le manque de revenus. Cependant, les pratiques d’élevage sont largement sous-optimales, et nécessitent un renforcement des connaissances techniques basiques de large échelle pour aboutir à une amélioration significative de la production animale.
Enfin, l’échange de bonnes pratiques liées à la production, et la mutualisation des moyens de production (connaissances, échanges de semences), de transformation (moulins, décortiqueuses, presses) et/ou de commercialisation doivent être développées au travers d’organisations paysannes afin de renforcer les étapes clefs du développement rural.

Ce programme se propose donc de réduire de façon durable l'insécurité alimentaire des groupes vulnérables en augmentant et en diversifiant la production alimentaire locale, et en renforçant les capacités locales de résilience et d’absorption des chocs.

Il s'articule autour de 8 axes :

  • Renforcement des systèmes de culture pluviale : fourniture d’intrants, approche “Recherche-Action”2, mise en place de parcelles pilotes, diffusion des résultats.

  • Renforcement des systèmes de culture irriguée de bas-fonds : fourniture d’intrants et d’équipement, formations techniques, suivi et évaluation.

  • Développement des jardins potagers : valorisation des ressources existantes, fourniture d’outils, formations, méthode de mise en œuvre.

  • Renforcement des capacités techniques des agents de recherche et développement agricole en appui direct aux agriculteurs : les agents de l’ACDA seront associés à la mise en œuvre de toutes les activités. La sélection des parcelles et des tests se fera avec les agriculteurs, afin qu'ils puissent, par la suite, réitérer cette méthode. L’ICRA3 sera également investi dans le projet au travers de ses activités de recherche et d’amélioration variétale.

  • Renforcement des systèmes d’élevage : formations théoriques et pratiques, support à l’approvisionnement en intrants, mise en œuvre.

  • Développement des capacités de transformation, de stockage et de commercialisation : fourniture d’équipements, formations adaptées aux habitudes existantes en partenariat avec des institutions locales afin de garantir une utilisation appropriée et un entretien régulier des équipements fournis, méthode de mise en œuvre.

  • Renforcement des capacités organisationnelles des groupements villageois : méthode de mise en œuvre, transfert de compétences et extension des domaines d’intervention.

  • Réhabilitation des infrastructures routières : suivi des travaux (surveillance des travaux par techniciens qualifiés), fourniture de matériaux de construction (si disponibilité et en fonction du résultat des Appels d’Offres), emploi de main d’œuvre pour les travaux de terrassement (réfection des abords).

 

1 Berges fertiles des rivières dont le niveau descend en saison sèche

2 La recherche-action est une méthode de recherche scientifique fondée par Kurt Lewin. Elle propose un ensemble de techniques de recherche qui permettent de réaliser des expériences réelles dans des groupes sociaux naturels. Ces techniques sont fondées sur l'idée que dans le cadre de l'expérimentation sociologique, la recherche et l'action peuvent être unifiées au sein d'une même activité. (source Wikipédia)

3Institut centrafricain de recherche agronomique