
Soutien d'urgence aux populations victimes de violence dans le nord-est de la RCA
- Financement : Centre de crise du ministère français des affaires étrangères et européennes
- Budget global : 150.000 €
- Durée : 12 mois (avril 2011 – mars 2012)
- Nombre de bénéficiaires : 2.100 (accès à l'eau) – 15.000 (réponse d'urgence)
- Partenaires : UNICEF – PAM (Programme Alimentaire Mondial – Nations Unies)
La prise de Birao puis d'Ouanda Djallé par l’Union de Forces Démocratiques pour le Rassemblement en octobre 2006 a relancé une phase d’insécurité majeure en Vakaga, qui a donné lieu à une nouvelle vague de violences encore active aujourd’hui.
Le soutien de l’armée française aux forces armées centrafricaines (FACA) pour reprendre Birao et Ouanda Djallé et pour repousser la seconde attaque de Birao en mars 2007 a permis la signature d’un accord de paix entre l’État centrafricain et l’état major de l’UFDR, immédiatement dénoncé par le bureau politique de ce dernier. Ces premiers signes de scission ont débouché sur la création de nouveaux et multiples mouvements rebelles, scindant à nouveau les principaux groupes ethniques de la Vakaga.
En septembre 2007 le conseil de sécurité de l’ONU a adopté le principe d’une force internationale au Tchad et en RCA, et mandaté l’Union européenne pour sa constitution (création de l’EUFOR) : près de 300 hommes ont été déployés à Birao entre janvier et mars 2008. A la fin de l’année 2008, les tensions ethniques restaient fortes en Vakaga, et déjà des populations se déplaçaient, marquant de nouveau les territoires de chaque ethnie principale, encore très clairement délimités dans les années 90.
En mai 2009, un premier braquage de véhicule marque le début d’une série d’incidents visant les organisations humanitaires, dont le nombre et l’intensité iront croissant jusqu’à l’enlèvement en novembre 2009 de deux personnels expatriés de Triangle G H à Birao, et la mise à sac des locaux de plusieurs ONG par une quinzaine d’hommes armés venus du Soudan.
Mi-décembre 2009, Ouanda-Djallé et Sam Ouandja sont attaquées par des éléments armés d’origine soudanaise aperçus les jours précédents à Birao. En mars 2010, un véhicule de la MINURCAT est braqué près de l’aéroport de Birao.
Le mandat de la MINURCAT est prolongé jusqu’en novembre 2010, ce qui n'empêchera pas l'attaque par différents groupuscules rebelles centrafricains de la ville de Birao en juillet 2010.
La présence nouvelle d’éléments de la LRA (Lord Resistance Army) dans le nord-est est tristement confirmée en août et septembre 2010 par des attaques sur Ouanda Djallé (près de Sam Ouandja), Tiringoulou et Birao, provoquant une nouvelle situation d’affolement et de mouvements temporaires de la population en brousse.
Enfin, le 24 novembre 2010, l’attaque de Birao par la CPJP, groupe rebelle à majorité rounga et basé jusqu’alors à Sikikédé et dans la préfecture voisine du Bamingui-Bangoran, fait fuir toute la population de la ville pendant plus de 10 jours en brousse. La reprise de la ville, puis son contrôle par l’armée tchadienne permettent le retour progressif des populations et semblent, depuis lors, garantir une certaine stabilité dans la ville ainsi que sur les axes nord de la Vakaga (Am Dafok et Boromata).
Ce programme a pour objet de permettre aux populations victimes de violences dans le nord-est de la RCA d'avoir accès à l'eau potable, et d'assurer une réponse rapide pour la couverture des besoins primaires des populations déplacées.
Amélioration de l'accès à l'eau potable dans les villages ciblés :
- lancement des procédures d’achat pour la construction des puits et le pré positionnement du matériel ;
- mobilisation de la communauté et création du comité de gestion de point d’eau ;
- suivi de l’utilisation du puits et de la qualité de l’eau.
Évaluation et capacités de réponse rapides aux besoins primaires des populations déplacées :
- pré positionnement du matériel de réponse à l’urgence ;
- mise en place du système de veille, de coordination en capitale, de rédaction des rapports d’évaluation et d’intervention rapide.