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OFFRE D'EMPLOI
"Coordinateur·trice Terrain – RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Birao en Vakaga avec des déplacements possibles dans la province et à Bangui

Durée : contrat de 9 mois (renouvelable)

Prise de poste : septembre 2022

Conditions : Contrat salarié, salaire mensuel brut de 2 650 € à 3 150 €, per diem mensuel 606 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois.

Plus d'information sur www.trianglegh.org , rubrique "Recrutement".

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et du développement rural, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) traverse actuellement la crise humanitaire la plus grave depuis son indépendance en 1960. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé mardi 5 juillet que le pays est confronté à une grave crise alimentaire et demande des «financements immédiats» pour faire face à cette situation. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.

Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédé ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires en RCA, multipliant les violations des droits de l'homme, les déplacements massifs de population, la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance pour la population. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations hisse la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.
La RCA compte aujourd’hui plus de 2,8 millions de personnes ayant besoin d’assistance, soit quasiment la moitié de la population globale. Les besoins prioritaires regroupent la nourriture, les soins de santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, les abris mais également les articles ménagers de première nécessité et sont aggravés par le conflit Ukraine-Russie qui pose un sérieux problème d’approvisionnement suite à l’inflation des prix.

Si les besoins humanitaires augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès aux populations dans le besoin et donc le travail des organisations humanitaires sur place. Le bilan humanitaire reste préoccupant, avec environ 641 000 personnes déplacées internes. A la suite du scrutin présidentiel et législatif de décembre 2021, le président sortant Faustin Archangé Touadera a été réélu au pouvoir pour un second mandat.

Située à plus de 1000km au Nord Est de Bangui, la préfecture de la Vakaga se caractérise également par un isolement social, politique et économique vis-à-vis du reste de la RCA et principalement de Bangui. Cette préfecture a été l’épicentre de la crise centrafricaine et l’État n’y est quasiment pas présent et le redéploiement des services officiels est très lent. La Vakaga a été la dernière des 16 préfectures de la RCA à recevoir son préfet.

En septembre 2019, des affrontements entre groupes armés ont eu lieu à Birao menant à environ 15 000 déplacés internes. Cette situation couplée à la présence des groupes armés non réguliers et la présence d’autres forces a débouché sur des mouvements pendulaires de population sur les axes, sur les sites de déplacés et dans les zones frontalières des pays voisins. Faisant face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies, est notamment en de charge de la protection des civils, de la facilitation de l’aide humanitaire et du soutien au processus de transition.

Depuis la réélection du président et l’augmentation considérable du cout de la vie en RCA, des mouvements de protestations sont souvent observés à Bangui et dans les régions. La situation sécuritaire du pays reste préoccupante et les mesures nécessaires sont prises par TGH en conséquence pour garantir la sécurité et la sûreté de ses équipes.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les réfugiés du Darfour, dans la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, ainsi que de l’éducation. TGH reste ainsi l’une des seules organisations présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu’elle met en œuvre dans la préfecture de la Vakaga sont notamment financés par le Fonds Humanitaire (FH) et l’Agence Française de Développement (AFD).

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. Depuis 2020, TGH intervient également auprès des mineurs incarcérés, dans la maison d’arrêt centrale en proposant des activités socio-éducatives, des cours d’alphabétisation en vue de leur réinsertion professionnelle, et des premiers soins. En consortium avec Mercy Corps, TGH mène également un projet pluriannuel de renforcement des capacités d’accueil et d’apprentissage dans le secteur de la formation professionnelle, à Bangui et Berbérati.

La mission est financée à hauteur d’environ 3,5 millions d’euros. L’équipe actuelle est composée d’une vingtaine de personnes expatriées et d’environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao).
L’équipe de Birao est constituée à ce jour d’environ 38 staffs en poste dont 05 expatriés (deux chefs de projet, un chargé de volet SAME, une logisticienne base et un administrateur base), 14 délocalisés et 19 staffs locaux.

Poste

La ville de Birao préfecture de la Vakaga est située à 1000 kms au nord-est de Bangui et abrite depuis 2007 une des bases opérationnelles de TGH en RCA. Deux projets sont actuellement en cours, l’un portant sur une action en eau, hygiène et assainissement financé par le Fond Humanitaire et un deuxième projet multisectoriel et multi annuel en consortium avec PUI dont TGH est l’organisation lead. Le/la Coordinateur·trice terrain assure la coordination des programmes mis en œuvre dans la région de Birao, la sécurité des équipes, les relations avec les autorités civiles et militaires et les autres acteurs humanitaires, ainsi que le bon fonctionnement général de la base de Birao. 

Le/la Coordinateur.rice terrain travaille sous la responsabilité du Directeur Pays et en lien avec les Coordinateurs de chaque départements, basés à Bangui. Il/elle supervise directement l'équipe expatriée basée à Birao. 

Il/elle assume les responsabilités suivantes :

Coordination et suivi des programmes

Gestion de la sécurité

Gestion de l’équipe

Gestion de la base

Représentation de l’association

Définition et mise en œuvre de la stratégie d’intervention

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

La ville de Birao, préfecture de la Vakaga est située à 1000 kms au nord-est de Bangui. A la suite des incidents de 2019, le bureau TGH, ouvert dans la zone depuis 2007 a été fermé suite à l’insécurité mais TGH a continué de mener des activités dans la zone. C’est en aout 2021 que TGH a ré ouvert un bureau-base vie qui est actuellement en cours de stabilisation (agrandissement des bureaux…). La concession est sécurisée et l’électricité est fournie par un générateur qui est soumis à des heures de fonctionnement et pour le moment la connexion internet wifi est dépendante du fonctionnement du générateur. Le contexte sécuritaire actuellement instable et volatile impose le respect des règles de sécurité parfois contraignantes. Les déplacements sur le terrain sont possibles mais nécessitent une analyse préalable et les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tensions en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone. Les expatriés retournent à Bangui toutes les 6 semaines pour un long week-end (durée et dates à définir en fonction des besoins et possibilités).

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