Logo Triangle génération humanitaire

FAIRE
UN DON

OFFRE D'EMPLOI
"Chef·fe de Projet Formation Professionnelle- RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Bangui

Durée : contrat de 12 mois (renouvelables)

Prise de poste : décembre 2022

Conditions : contrat salarié, salaire mensuel brut de 1 900€ à 2 600 € selon expérience, per diem mensuel 606 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois.

TGH fait le choix d’une politique de rémunération volontairement simple et transparente, accessible sur notre site www.trianglegh.org .
Les niveaux de salaires annoncés dans nos offres de poste sont ainsi fixés dans le cadre de la grille de salaire et ne sont pas ouverts à la négociation.

Plus d'information sur www.trianglegh.org , rubrique "Recrutement".

Cette mission n'est pas ouverte au départ en famille.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence, de l’éducation et de la protection. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) traverse des crises humanitaires récurrentes depuis son indépendance en 1960. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.

Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédé ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires dans le pays, multipliant les violations des droits humains, les déplacements massifs de populations ainsi que la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance de ces dernières. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations a hissé la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

La RCA compte aujourd’hui plus de 2,8 millions de personnes ayant besoin d’assistance, soit plus de la moitié de la population que compte le pays. Les besoins prioritaires regroupent l’accès à la nourriture, la protection, l’accès aux soins de santé, à l'eau potable, à l'assainissement et l'hygiène, à l’éducation, mais également l’accès aux abris et aux articles ménagers de première nécessité. Si les besoins  primaires des populations augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès à l’aide humanitaire aux populations dans le besoin, et donc le travail des organisations humanitaires sur place.

La préfecture de la Vakaga connait par ailleurs certaines difficultés, son isolement géographique se traduit également par un isolement social, politique et économique, vis-à-vis du reste de la RCA et principalement de Bangui. L’État y est peu présent et le redéploiement des services officiels demeure pratiquement inexistant. Ainsi, nombre de fonctionnaires décentralisés de l’Etat sont basés à Ndélé, chef-lieu de la Préfecture voisine de la Bamingui-Bangoran. Du fait de son isolement, la Vakaga a été la dernière des 16 préfectures de la RCA à recevoir son préfet. Nommé le 23 août 2017 par le président Faustin-Archange Touadéra, il a pris ses fonctions le 21 février 2018.

En août puis octobre 2019, des affrontements entre groupes armés ont eu lieu à Birao ce qui a engendré le déplacement de plus de 15 000 personnes dans des sites de regroupement dans la ville et créant des besoins très importants   en eau, hygiène et assainissement ainsi qu’en aide alimentaire. Les ONG et agences des Nations Unies sont sorties du confinement le lendemain des combats et l’action humanitaire a repris ses activités malgré le fort risque de reprise des combats. Parmi la population déplacée, certains s’inquiètent encore de la reprise des combats et ne souhaitent pas retourner définitivement chez eux pour l’instant. En effet la zone reste encline à des incursions sporadiques des groupes armés. Faisant face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies en  charge de la protection des civils, de la facilitation de l’aide humanitaire et du soutien au processus de transition est présente à Birao.

Depuis fin décembre 2020, le déroulement des élections présidentielles a impacté la situation sécuritaire du pays.
6 groupes armés se sont ainsi réunis pour créer la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) et lutter contre la tenue de ce scrutin. Après que Faustin-Archange Touadéra ait été réélu dès le premier tour (au pouvoir depuis 2016), la CPC a accentué ses initiatives afin de prendre le contrôle du pays et notamment de la capitale, Bangui.  Le climat de tensions instauré par les élections présidentielles de décembre 2020 perdure encore aujourd’hui, bien que les forces armées centrafricaines (FACA) soutenues militairement par leurs alliés russes et rwandais ainsi que par la MINUSCA  à pu reprendre le contrôle d’une partie du pays.  Les mesures nécessaires sont prises par TGH en conséquence.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les populations vulnérables de la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la Sécurité Alimentaire et Moyens d’Existence, de l’Eau, Hygiène, Assainissement et de l’Education/Protection à travers un projet multisectoriel financé par l’AFD en consortium avec PUI qui elle, intervient en Bamingui-Bongoran et un projet en EHA financé par le Fond Humanitaire dans les sites de déplacés de Birao et les quartiers retours.  A ce jour, TGH reste encore l’une des seules organisations humanitaires internationales présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée.

Parallèlement, l’association met en œuvre un projet multi-annuel  dans le secteur de la formation professionnelle en consortium avec Mercycorps à Berberati, Mbaiki (TGH)  Carnot, Bouar (Mercycorps), financé par l’AFD.  A Bangui, TGH intervient depuis 2014 auprès des enfants des rues, et depuis 2020 auprès des mineurs incarcérés pour garantir aux enfants marginalisés  un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base, et participe au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. L’intervention de TGH vise à améliorer la protection et la réinsertion des enfants en situation de rue, et mineurs incarcérés/libérés ; elle est financée par l’AFD, UNICEF, les fondations RAJA et UEFA.
TGH a longtemps été présente dans la Ouaka, mais faute de financement, la base de Bambari a été fermé en mai 2022.

De par l’épidémie de COVID-19, l’intégralité des projets en cours comportent également une composante visant à lutter contre la propagation du virus.
La mission est financée à hauteur d’environ 3,5 millions d’euros. L’équipe actuelle est composée de 18 expatriés et d’environ 120 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Berberati et Birao).

Présentation du projet

Le projet « formation professionnelle » est mis en œuvre par un consortium de deux ONGI : Mercy Corps et TGH ; et financé par l’AFD. Mercy Corps est l’ONGI leader du consortium. Il concerne les zones suivantes : Bouar (Nana-Mambéré), Berbérati, Carnot (Mambéré-Kadéï), Bangui et sa périphérie (Bimbo I, à Ombella M’Poko) et Mbaïki (Lobaye) ; et vise à renforcer les opportunités socio–économiques des jeunes les plus fragilisés et particulièrement les femmes par l’amélioration de l’employabilité. Il se donne trois objectifs spécifiques, (i) l’amélioration de la qualité de l’offre professionnelle via l’appui à des centres de formation. Ces derniers seront par exemple amenés à utiliser des meilleurs outils de gestion et respecter des bonnes pratiques de gouvernance. Pour cela plusieurs activités seront mises en place telles qu’un appui en équipements et matériels, une réhabilitation des infrastructures ou encore un accompagnement à l’auto-évaluation de l’offre de formation et à la formation du personnel ; (ii) le deuxième objectif spécifique consiste à soutenir les initiatives d’insertion professionnelle créant ainsi de nouvelles opportunités économiques aux jeunes. Les jeunes seront alors mieux informés de la dynamique du marché du travail et bénéficieront d’un accès amélioré aux financements leur permettant de s’insérer sur le marché de l’emploi. Afin d’y arriver, l’ACFPE et d’autres associations de jeunes seront appuyées dans leur pratique de sensibilisation sur la thématique de l’insertion professionnelle. Ces structures seront aussi appuyées pour l’accompagnement et l’incubation des jeunes initiateurs d’activités entrepreneuriales ou encore le placement en apprentissage. Enfin, l’accompagnement concernera ces mêmes jeunes dans leur sollicitation de micro-crédits ou dans leur installation via des kits de démarrage ; (iii) le troisième objectif spécifique concerne le renforcement de la coordination entre l’Etat, les entreprises et les centres de formation afin que les offres de formation soient le plus en adéquation possible avec les besoins du marché du travail. Cela permettra entre autres de mieux identifier les besoins en compétence du secteur privé par exemple et ainsi mieux cibler et structurer l’offre de formation. Pour y parvenir, la coordination et l’échange seront facilités par deux activités : la création de réseaux locaux et nationaux pour les centres de formation et la mise en place d’une plateforme nationale regroupant les acteurs de formation et de l’insertion professionnelle. De même, des études de marché seront faites dans les zones ciblées pour identifier les besoins en compétence en lien avec l’ACFPE. La dernière activité consistera à appuyer les institutions publiques dans la mise en place d’un référentiel d’organisation et de gestion des centres de formation.

Poste

Le/la Chef·fe de projet formation professionnelle est placé·e sous la responsabilité du Coordinateur programmes. Il/Elle est en lien régulier avec le responsable de la cellule technique technique Sécurité alimentaire et moyens d’existence basé au siège.

Il/elle assure la supervision et la gestion des activités du projet, à travers la mise en œuvre et le monitoring des activités, la logistique et l’administration liées à ces projets et la gestion des équipes (22 personnes). Il/elle assume les responsabilités suivantes :

Gestion de projets

Gestion des équipes

Gestion logistique et administrative

Participation à la coordination de la mission

Reporting / monitoring

Sécurité

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

Le contexte sécuritaire instable et volatile impose le respect de règles de sécurité parfois contraignantes (couvre-feu, no go area, …). Les déplacements sur le terrain sont possibles mais nécessitent une analyse préalable et les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tension en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans ses zones d’intervention.
A Bangui, les expatriés disposent de chambres individuelles dans deux maisons partagées situées sur deux concessions. Une des maisons est située dans la même concession que le bureau. Une connexion wifi satisfaisante est disponible dans les deux guesthouses. Il est possible et autorisé à Bangui de se rendre dans de nombreux restaurants, bars, complexes sportifs, supermarchés, magasins, marchés…

Profil