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OFFRE D'EMPLOI
"Support au Chef de projet multisectoriel (Formation Professionnelle)- RCA"



Information clé

Pays : RCA - poste basé à Birao (Vakaga)

Durée : contrat de 3 mois

Prise de poste : septembre 2022

Conditions : Contrat salarié, salaire mensuel brut de 1900 à 2600 € selon expérience, per diem mensuel 606 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois.

Plus d'information sur www.trianglegh.org , rubrique "Recrutement".

Possibilité de départ en famille : non.

Présentation de Triangle Génération Humanitaire

"Acteur d'une solidarité durable et partagée"

Créée en 1994, TGH, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d'urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d'Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) connait une crise humanitaire depuis de longues années. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays. Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédé ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires en RCA, multipliant les violations des droits de l'homme, les déplacements massifs de population, (estimé à 664 491 en octobre 2021) la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance pour la population. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations hisse la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

Il est estimé qu’en 2022, 3,1 millions de personnes sont en besoin d’assistance humanitaire en RCA, soit 63% de la population centrafricaine. Parmi elles, 2,2 millions connaissent des besoins humanitaires sévères, nombre le plus élevé de ces cinq dernières années. Les secteurs prioritaires sont les soins ceux de l'EHA, de la protection, de la santé et de la sécurité alimentaire. Dès mars 2020, la pandémie de COVID-19 est apparue en RCA, exacerbant les vulnérabilités des populations. Si les besoins humanitaires augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès aux populations dans le besoin et donc le travail des organisations humanitaires sur place. En décembre 2020, 6 groupes armés se sont réunis pour créer la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) et lutter contre la tenue des élections présidentielles. Après que Faustin-Archange Touadéra ait été réélu dès le premier tour (au pouvoir depuis 2016), la CPC a accentué ses initiatives afin de prendre le contrôle du pays et notamment de la capitale, Bangui. Bien qu’ils aient échoués, repoussés par les forces armées centrafricaines (FACA) appuyées par la MINUSCA et des forces étrangères (Russes et Rwandaises), ces groupes armés restent aujourd’hui très actifs et les affrontements sont réguliers. Les mesures nécessaires sont prises par TGH pour maintenir au mieux les activités en assurant la sécurité du personnel expatrié et national.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les populations vulnérables de la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la Sécurité Alimentaire et Moyens d’Existence, de l’Eau, Hygiène, Assainissement et de l’Education/Protection à travers un projet multisectoriel financé par l’AFD en consortium avec PUI qui elle, intervient en Bamingui-Bangoran. Ce volet développement est complété par une intervention d’urgence afin d’appuyer les personnes déplacées de Birao dans les sites et de les encourager à retourner chez eux, financé par le FH.  TGH reste ainsi l’une des seules organisations humanitaires internationales à mettre en place des projets de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée.

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2011 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. L’intervention de TGH contribue à améliorer la protection et la réinsertion des enfants en situation de rue, elle est financée par l’AFD, la fondation UEFA et UNICEF. Un projet de formation et insertion professionnelle pour les jeunes et en consortium avec Mercy Corps et financé par l’AFD est également mis en place à Berberati, Mbaiki et Bangui.

L’équipe actuelle est composée de 12 expatriés à Bangui, 6 à Birao, au total 18 expatriés et environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Berberati et Birao).

Poste

Dans le cadre d’un projet multisectoriel (Education, Formation Professionnelle, SAME, EHA) de développement local dans le Nord-Est (projet Iboungbi), mené en consortium avec PUI et financé par l’AFD, TGH recrute un Support au chef de projet pour le volet Formation Professionnelle.
Ce poste a pour objectif d’assister le chef de projet dans la définition de la stratégie d’intervention des activités de Formation Professionnelle du programme et dans le développement de plan de mise en œuvre de cette stratégie jusqu’à la fin du projet.

Il/elle est placé(e) sous la responsabilité du Chef de projet multisectoriel et travaille en collaboration avec les responsables des cellules techniques Education/Protection et SAME, basées au siège.
Il/elle assume les responsabilités suivantes, sous la supervision du Chef de projet multisectoriel :

  1. Appui à la définition de la stratégie d’intervention sur le volet Formation Professionnelle

L’approche globale envisagée est la suivante : formations théoriques/alphabétisation au niveau du centre de formation construit par le projet puis placement en stage des apprenants auprès de professionnels dans l’ensemble de la Vakaga.

Il y a encore un travail important à réaliser sur la stratégie à déployer pour répondre aux enjeux de cette composante, qui en est encore à ses prémices. Ce travail se basera sur d’une part le travail déjà réalisé par l’équipe TGH (identification des enjeux, étude de faisabilité externe, premiers choix stratégiques) et d’autre part sur l’analyse et les recommandations du Support au Chef de projet multisectoriel.

Les aspects ci-dessous devront, entre autres, être développés et affinés :

L’ensemble des choix stratégiques seront présentés dans un document cadre.

  1. Développement du plan de mise en œuvre

Sur la base de la stratégie d’intervention validée, le Support au Chef de projet multisectoriel, en collaboration avec l’équipe projet développera un plan de mise en œuvre précis de ce volet comprenant a minima :

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.

Conditions de sécurité, de travail, et de vie

La ville de Birao, préfecture de la Vakaga est située à 1000 kms au nord-est de Bangui. A la suite des incidents de 2019, le bureau TGH, ouvert dans la zone depuis 2007 a été fermé suite à l’insécurité mais TGH a continué de mener des activités dans la zone. C’est en aout 2021 que TGH a ré ouvert un bureau-base vie qui est actuellement en cours de stabilisation (agrandissement des bureaux, finalisation des installations en GH…). La concession est sécurisée et l’électricité est fournie par un générateur qui est soumis à des heures de fonctionnement et pour le moment la connexion internet wifi est dépendante du fonctionnement du générateur. Le contexte sécuritaire actuellement instable et volatile impose le respect des règles de sécurité parfois contraignantes. Les déplacements sur le terrain sont possibles mais nécessitent une analyse préalable et les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tensions en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone. Les expatriés retournent à Bangui toutes les 6 semaines pour un long week-end (durée et dates à définir en fonction des besoins et possibilités). A Bangui, les expatriés sont logés dans trois maisons dont deux sont attenantes à la concession où se trouve également le bureau. Une connexion wifi est disponible sur toute la base.

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