Un partenariat pour l’accès à l’eau en RCA : témoignage de Vincent B. de l’ANEA

Focus sur notre partenaire : Vincent B. de l'ANEA

Dans la préfecture de la Vakaga, où les communautés font face à un accès restreint aux services essentiels, l’eau potable demeure un défi quotidien.

 

L’éloignement des infrastructures, les pannes récurrentes des pompes manuelles et le manque de capacités locales pour assurer leur maintenance limitent durablement l’accès à une eau de qualité.

 

Afin de répondre à ces besoins, un projet est mis en œuvre par Triangle Génération Humanitaire (TGH) en partenariat avec l’Agence Nationale de l’Eau et de l’Assainissement en milieu rural (ANEA)  visant à améliorer durablement l’accès à l’eau potable dans les sous-préfectures de Ouandja et de Ouanda-Djallé, soutenu par le Fonds Humanitaire pour la RCA (FH RCA).

Pour monsieur Vincent Barangue, 40 ans, chef de l’antenne préfectorale de l’ANEA de la Vakaga, ce projet marque une évolution importante dans la manière de travailler avec les acteurs humanitaires.

Ce projet est le premier à réaliser des châteaux d'eau équipés de bornes fontaines dans ces deux sous-préfectures. C'est une avancée majeure pour les communautés, qui disposeront d'une quantité d'eau plus importante, passeront moins de temps à attendre aux points d'eau et seront moins affectées par les pannes fréquentes des pompes manuelles.

Au-delà des réalisations techniques, Vincent B. souligne la qualité de la collaboration mise en place avec TGH.


Les équipes de l’ANEA ont participé aux missions conjointes de diagnostic, au ciblage des ouvrages à réhabiliter ou à transformer en systèmes d’adduction d’eau potable, ainsi qu’à la validation des choix techniques.


En renforçant les infrastructures hydrauliques tout en associant étroitement les services techniques de l’État, le projet contribue à améliorer durablement l’accès à l’eau pour les populations les plus vulnérables et à renforcer les capacités locales pour assurer la pérennité des ouvrages.


Pour Vincent B., les besoins restent toutefois importants dans cette vaste préfecture. Il souhaite que ce type d’intervention puisse être étendu à l’ensemble de la Vakaga, tout en renforçant les capacités de l’ANEA en matière de gouvernance de l’eau et en dotant les équipes locales des équipements nécessaires pour assurer le suivi et la maintenance des infrastructures.


Le développement de points de vente de pièces de rechange dans les différentes sous-préfectures permettrait également aux communautés de réparer plus rapidement les pompes en cas de panne, garantissant ainsi un accès plus continu à l’eau potable, et améliorant les conditions sanitaires des populations locales.

Nous avons véritablement participé aux décisions, ce qui n'avait pas été le cas lors de certaines interventions précédentes.